
Connaître > Le forestier détermine d’abord les aptitudes de la forêt en fonction des conditions du sol, du climat et des arbres en place. À partir de ces inventaires, il peut connaître les essences les mieux adaptées à chaque parcelle et fixer ses objectifs : produire du bois, protéger les sols et l’eau, accueillir du public ou favoriser la biodiversité.
Décider > Tous les 20 ans en moyenne, un document d’aménagement dresse la carte des peuplements (les essences, leurs âges). Le forestier choisit les différentes espèces à favoriser pour orienter les écosystèmes vers une gestion la plus durable. Il détermine des unités de gestion qui seront la base du découpage de la forêt.
Et faire ! > Sa logique est toujours de garantir la régénération des forêts car les arbres vieillissent et disparaissent. Pour accompagner le développement des arbres à mesure qu’ils grandissent, il détermine alors les modes de traitement ou régimes qui seront appliqués à chaque parcelle. Le remplacement des arbres pourra être progressif (sélectif) ou brutal.
> La gestion forestière ne s’improvise pas. Elle doit être pensée sur le long terme car les cycles de production sont lents. Elle s’organise autour d’objectifs clairs sur des ensembles forestiers cohérents.
Pour cela, le forestier doit savoir combiner les intérêts de la nature, la demande des propriétaires et des usagers et la protection contre l’incendie. Dans tous les cas il sera amené à couper des arbres – car on n’empêche pas les arbres de pousser – sauf dans les zones sanctuaires où il devra cependant réaliser des pistes pour défendre la forêt.
Taillis > Pour les chênes, les châtaigniers et les hêtres, qui sont capables de rejeter de souche. Le traitement en taillis simple consiste à couper tous les arbres d’une même parcelle tous les 25 à 40 ans pour récolter du bois de feu ou des piquets. Les souches après la récolte émettent de nouveaux brins qui seront à nouveau coupés lorsque leur diamètre sera suffisant. En moyenne, la coupe à blanc d’un hectare de taillis de chênes blancs produit entre 80 et 120 stères de bois.
Futaies > Pour les forêts issues de graines qui peuvent produire du bois de gros diamètres et de grandes longueurs, il est nécessaire de sélectionner les arbres et de pratiquer des coupes. Dans la nature, les arbres en fin de vie produisent de grandes quantités de graines pour assurer leur descendance. Par des coupes de régénération, le forestier accélère le processus :
Futaie régulière > Forêt où tous les arbres d’une même parcelle ont le même âge.
Taillis sous futaie > Peu répandu dans notre région, ce régime fait cohabiter des arbres dominants issus de graines et des arbres dominés traités en taillis. Les résineux les plus hauts ne sont pas trop denses pour ne pas gêner la pousse des taillis.
Futaie jardinée > Sur les terrains en pente, les coupes de régénération qui découvrent trop le sol risquent d’entraîner des problèmes d’érosion. On préconise donc de maintenir des arbres de tous âges avec des essences en mélange.
La plantation > Bien que les arbres soient en général spontanés dans la nature, le forestier peut décider d’en planter pour diversifier la forêt ou favoriser une espèce pour la production de bois ou bien encore pour protéger les sols. Dans ces cas, il plantera de jeunes arbres, des plants de 6 mois à 1 an maximum élevés en pépinière, à des densités comprises entre 800 et 1.500 plants à l’hectare.
Le dégagement > Les jeunes plants sont très vite en concurrence avec les autres plantes. À ce stade, il est nécessaire de les dégager en éliminant les fougères, les chênes kermès ou autres envahissants..
Le dépressage > Il s’opère dans les jeunes forêts pour diminuer la densité des arbres ou supprimer les malades afin de donner aux plus beaux de meilleures conditions de croissance.
La coupe d’éclaircie > Elle désigne les coupes qui permettent de diminuer la concurrence entre les arbres car ils ont de plus en plus besoin de place, cela permet aussi de récupérer du bois commercialisable de faible diamètre.
L’élagage > Pour obtenir des bois de qualité sans nœud ou diminuer la combustibilité d’un peuplement, il est important de supprimer les branches basses du tronc. L’élagage peut se faire à l’aide d’une tronçonneuse. Mais, ces mêmes branches peuvent disparaître naturellement, lorsqu’elles sont privées de lumière dans les plantations serrées.
Le martelage > À l’aide d’un marteau, le forestier désigne et marque les arbres à couper. Cette opération est obligatoire pour contrôler le travail des bûcherons chargés de l’abattage après la vente de la coupe sur pied.
L’estimation du volume et du prix du bois > Le forestier mesure le diamètre de l’arbre et sa hauteur pour connaître le volume de bois. Un arbre de 10 m de hauteur et de 25 cm de diamètre correspond à un volume de 0,5 m3 de bois de grume.
L’abattage > Opération très délicate, elle doit faire tomber l’arbre sans abîmer son bois et les autres arbres à conserver. Le bûcheron oriente la chute vers le meilleur l’endroit, et ceci demande une grande expérience.
Le façonnage > Ce terme regroupe toutes les opérations de tronçonnage qui permettent de séparer les branches du tronc pour obtenir une grume. La partie basse de la grume sera utilisée en charpente ou en menuiserie, et la surbille (partie haute), pour des emplois moins nobles. Pour le bois de chauffage et l’industrie de la pâte à papier, la grume sera débitée en rondins de 1 ou 2 mètres.
Le débardage > Les arbres abattus doivent être acheminés vers la route la plus proche. Des tracteurs munis de câbles les tirent jusqu’aux pistes pour les stocker avant le passage d’un camion grumier.
> Le bois, piège à carbone : une fois coupé, le bois continue de piéger le gaz carbonique dont l’arbre a eu besoin pour pousser, participant ainsi à la lutte contre l’effet de serre.
> Le bois, matériau performant : durable, isolant, résistant, esthétique... les qualités et les propriétés du bois rivalisent avec le plastique cher à produire et fabriqué avec des énergies fossiles.
> Le bois, high tech : un matériau à la pointe de l’innovation pour des applications performantes dans la construction, la décoration et dans la vie de tous les jours.
> Le bois, matière recyclable : dans la filière de transformation du bois, les déchets comme les sciures et les copeaux sont facilement valorisables.
> Le bois, source d’énergie : son rendement énergétique est comparable à celui du fioul ou du gaz, s’il est brûlé correctement. Le bois ne réclame pas de processus complexe de transformation.
Parce que les coupes de bois peuvent procurer l’argent nécessaire à l’entretien des forêts. Parce que le volume de bois récolté chaque année est très inférieur au volume de bois naturellement produit par les forêts.
> Il est donc possible d’accroître les débouchés des produits issus de l’exploitation des forêts.
Parce que l’exploitation raisonnée de la forêt est créatrice d’emploi local, sans dommage pour notre patrimoine naturel. Parce que l’utilisation du bois permet de limiter l’effet de serre en réduisant notre consommation de produits fabriqués avec des ressources fossiles.
> Pour cela, il nous faut changer profondément nos faits et gestes dans notre vie privée et professionnelle.
La certification forestière garantit au consommateur qu’en achetant des produits en bois (ou à base de bois), il contribue à la gestion durable des forêts.
> PEFC, une vraie réponse aux préoccupations des consommateurs !
En achetant du bois (seul matériau alliant performances écologique et technique) portant la marque PEFC, vous contribuez à la gestion durable des forêts et vous consommez du bois et du papier en toute tranquillité.
PEFC c’est la garantie de la prise en compte des enjeux sociaux, économiques et environnementaux des forêts.
PEFC c’est la garantie d’un suivi des bois tout au long de leur transformation grâce à la chaîne de contrôle.
Tout le processus (amélioration de la gestion durable, chaîne de contrôle) fait l’objet d’un contrôle par un organisme certificateur indépendant.
> PEFC, Un atout pour la gestion durable !
Le Programme Européen des Forêts Certifiées (PEFC) s’inscrit, dès 1998, dans la continuité du processus intergouvernemental pour la protection des forêts en Europe (dit d’Helsinki) sur lequel il repose. Ainsi PEFC garantit l’amélioration continue d’une gestion durable des forêts avec la prise en compte de la triple fonction de la forêt : environnementale, économique et sociale.
> Avec PEFC, participez à la gestion durable des forêts !